Dépistage

Les tests de dépistage du cancer du poumon à l’aide de radiographies du thorax ou d’analyse des expectorations ne sont pas recommandés pour les personnes qui sont ou étaient de grands fumeurs. La recherche démontre que c’est plutôt la tomographie axiale à faible dose qui devrait être préconisée puisqu’elle s’avère plus efficace pour ces cas. [19]  

Il n’y a présentement pas de programmes provinciaux ou territoriaux de dépistage du cancer du poumon. Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) recommande un test de tomographie axiale à faible dose annuellement pour trois ans pour les adultes âgés de 55 à 74 ans possédant des antécédents de tabagisme d’au moins 30 paquets-années qui fument à l’heure actuelle ou ont arrêté de fumer il y a moins de 15 ans [20]

Ces nouvelles lignes directrices du GECSSP ont permis, selon une étude récente, de réduire de 15 % le taux de décès suite au cancer du poumon chez les patients qui ont passé le test de dépistage avec une tomographie axiale comparé à ceux qui ont passé le test de dépistage avec une radiographie. [21]

Cependant, ces nouvelles recommandations ne s’appliquent pas aux personnes avec des antécédents familiaux ou qui présentent des symptômes visibles du cancer du poumon. On ignore si les personnes qui souffrent d’autres facteurs de risque, tels que l’exposition au radon ou à la fumée secondaire, bénéficieraient ou non d’un dépistage par tomodensitométrie à faible dose [22].

Il y a certains risques associés au dépistage du cancer du poumon : un résultat faux-positif peut entraîner des examens ou des chirurgies inutiles. [23] Il y a aussi un risque de découvrir un cancer qui pourrait mener à des complications ou même la mort suite aux tests de suivi qui sont nécessaires après le test par tomodensitométrie. De plus, le patient est aussi exposé à une faible dose de radiations lors d’une session de tomodensitométrie. [24] 

Programmes de dépistage provinciaux et territoriaux 

Il n’y a pas de programmes de dépistage à l’échelle provinciale ou territoriale au Canada, mais le Cadre de dépistage du cancer du poumon pour le Canada est un cadre fondé sur des déclarations de consensus a été élaboré par le Réseau pancanadien de dépistage du cancer du poumon (RPDCP) pour soutenir les provinces et les territoires dans leur planification de la mise en œuvre du dépistage du cancer du poumon. [25]

Bien que les lignes directrices publiées par le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs aient aidé à réduire le taux de mortalité suite au cancer du poumon chez la population à risque, les tests de dépistage doivent être surveillés et contrôlés afin d’éviter les résultats faux-positifs, qui peuvent mener à des examens et procédures médicales invasives et inutiles. 

Références

[19] « Finding Lung Cancer Early. » Canadian Cancer Society. Canadian Cancer Society, 2016. Web. 29 Mar. 2016.
[20] ibid.
[21] Ubelacker, Sheryl. « New Guidelines Urge Lung Cancer Screening in Longtime Smokers. » Toronto Star. Toronto Star, 7 Mar. 2016. Web. 29 Mar. 2016.
[22] ibid.
[23] « What Screening Tests Are There? » Centers for Disease Control and Prevention. Centers for Disease Control and Prevention, 14 Mar. 2016. Web. 29 Mar. 2016.
[24] « Finding Lung Cancer Early. » Canadian Cancer Society. Canadian Cancer Society, 2016. Web. 29 Mar. 2016.
[25] « Lung Cancer Screening in Canada. » Cancerview.ca. Canadian Partnership Against Cancer, Mar. 2016. Web. 06 Apr. 2016.
[26] Bharmal, Aamir, Heather Bryant, and Anna Crosskill. Pan-Canadian Lung Cancer Screening Initiative Lung Cancer Screening Framework for Canada: Summary and Key Considerations. Rep. Canadian Partnership Against Cancer, Mar. 2016. Web. 6 Apr. 2016.