Faits et réalités du cancer du poumon 

Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus diagnostiqué au Canada et est de loin le plus mortel : deux fois plus de Canadiens en meurent comparé à tout autre cancer. En 2020, environ 29 800 Canadiens seront diagnostiqués et 21,200 décéderont suite au cancer du poumon.  

Un Canadien sur douze sera atteint d’un cancer du poumon au cours de sa vie et nous sommes tous à risque. Contrairement à la croyance populaire que seuls les fumeurs sont atteints de ce cancer, la réalité est qu’on retrouve la majorité des cas de cancer du poumon chez des anciens fumeurs et des non-fumeurs (qui représentent 15 % des cas).  

Le cancer du poumon touche les hommes et les femmes, mais, alors que le nombre d’hommes diagnostiqués annuellement diminue depuis les trente dernières années, le nombre de femmes diagnostiquées continue à augmenter. Cela pourrait en partie être expliqué par le fait que les femmes commencent souvent à fumer plus tard que les hommes, mais les scientifiques ont du mal à expliquer pourquoi les femmes non-fumeuses sont plus touchées par le cancer du poumon que les hommes non-fumeurs. 

À l’heure actuelle, le pronostic pour la plupart des patients atteints de cancer du poumon n’est pas très encourageant : 85 % des Canadiens atteints ne survivent pas plus de cinq ans. De plus, le taux de survie sur cinq ans ne s’est pas beaucoup amélioré dans les dernières décennies, contrairement à d’autres types de cancers. C’est principalement parce que le cancer du poumon est souvent diagnostiqué à un stade avancé, lorsqu’il est difficile à traiter. Pour l’instant, la meilleure façon d’améliorer le pronostic général du cancer du poumon est de faire la sensibilisation auprès du public et des médecins afin d’accroître la détection du cancer à un stade précoce, tout particulièrement chez les populations à risque.  

Malgré tout, il y a de nouvelles avancées importantes dans le domaine de la recherche sur le cancer du poumon, notamment dans le domaine des thérapies ciblées. Ce type de thérapie utilise des médicaments qui ciblent certains types spécifiques de molécules cancéreuses, et cette approche est plus efficace et moins toxique que la chimiothérapie traditionnelle. De plus, elle semble, à l’heure actuelle, avoir un impact positif sur le taux de survie et la qualité de vie des patients, surtout chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules ou en stade avancé. 

Au Canada, les plus récents développements en matière de traitement du cancer du poumon sont l’utilisation croissante des thérapies qui ciblent le récepteur de l’EGF (facteur de croissance épidermique) et la kinase du lymphome anaplasique. En plus de ces thérapies ciblées, le développement de la radiothérapie à haute précision, la chirurgie robotique, la chirurgie minimalement invasive et l’utilisation de la tomodensitométrie axiale à faible dose pour le dépistage sont toutes des nouvelles méthodes qui permettent de réduire le taux de mortalité de ce cancer et d’améliorer la qualité de vie des patients. 

Il est important de continuer à soutenir et à financer ces initiatives de recherches. Bien que le cancer du poumon soit responsable d’un décès par cancer sur quatre, il ne reçoit que 7 % du financement pour la recherche sur le cancer. Encore pire, la cause du cancer du poumon reçoit moins de 1 % des dons privés pour le cancer. Vu la sévérité de l’impact du cancer du poumon dans la société, les Canadiens investissent peu dans la recherche qui pourrait avoir un impact positif.

Pour plus d’information, veuillez visiter le site web de Cancer pulmonaire Canada