Faire face au stade 4! – Susan Rahn

J’avais 15 ans lorsque j’ai passé ma première biopsie à l’aiguille fine du sein. J’avais découvert une masse qui me semblait anormale et ma mère m’emmena voir notre médecin de famille. Le médecin m’avait dit que ce n’était rien, mais je ne savais pas du tout ce qui m’attendait.    

Plus tard, ma gynécologue-obstétricienne m’a dit que j’avais du tissu mammaire dense et elle m’a suggéré de réduire la caféine et de commencer à prendre de l’onagre pour soulager la douleur dans mes seins lors de l’ovulation.

J’ai passé ma première mammographie en 2001, à l’âge de 31 ans. Il me semblait que quelque chose clochait, mais on m’a dit que tout était en ordre. Cependant, je devrais tout de même passer un autre test l’année suivante. Lorsque le tissu mammaire est dense, il peut sembler tout bosseler au toucher, alors c’est très difficile de faire la distinction entre les tissus normaux et une bosse anormale. Malheureusement, puisque j’habite aux États-Unis et que mon assurance refusa de la payer, je n’avais pas passé une autre mammographie l’année suivante.  

En décembre 2009, alors que j’avais 39 ans, ma mère a reçu un diagnostic de cancer du sein au stade 1. J’ai appris que je pouvais avoir une mammographie couverte par l’état grâce à mes antécédents médicaux et le diagnostic de cancer de ma mère. J’ai passé ma seconde mammographie en janvier 2010. J’ai été rappelée pour passer une échographie et des kystes ont été trouvés dans mes deux seins. On m’a recommandé de passer une autre mammographie l’année suivante, en 2011, mais je n’en ai pas passé une, car je n’avais pas d’assurance maladie à ce moment-là.

En novembre 2012, je suis allé voir un autre radiologiste qui était reconnu pour être à la fine pointe du savoir et disposait de la technologie 3D. Peu après, j’ai reçu une lettre m’informant que tout était en parfait état ; cependant, j’ai découvert plus tard que la mammographie avait été faite incorrectement et qu’ils avaient manqué mon cancer.  

En août 2013, trois mois après mon 43e anniversaire, je suis allée consulter mon médecin de famille parce que je croyais avoir une infection rénale. Après que les médicaments n’aient pas fait effet, elle ordonna que je passe une tomodensitométrie. Mon médecin s’inquiéta lorsque les images révélèrent une lésion au niveau des côtes.    

Lorsque mon médecin m’a appelé pour me donner les résultats, j’ai appris que non seulement il y avait une lésion dans mes côtes, mais que l’IRM avait détecté une tumeur de la colonne vertébrale. J’ai commencé à avoir la tête qui tourne lorsque mon médecin m’a dit que je devais consulter un oncologue.

J’avais le cancer.   

Ma TEP a eu lieu une semaine plus tard. Je n’oublierai jamais cette journée-là. Ils m’ont préparée à 7 heures du matin et mon téléphone a sonné à 17 heures. La TEP a révélé que le cancer se trouvait dans mon sein droit. Qu’en est-il de ma colonne vertébrale et de mes côtes, ai-je demandé? Mon médecin m’a expliqué que c’était très probable que mon cancer du sein soit en métastase. Je lui ai dit que je ne savais pas ce que cela signifiait. Il y a eu un silence à l’autre bout de la ligne et, finalement, elle m’a dit que le cancer du sein s’était propagé à mes os, et qu’elle était désolée, mais il était au stade 4.

J’ai raccroché le téléphone, je suis allé dans ma chambre, je me suis assise sur mon lit et j’ai essayé de trouver un sens à tout cela. Comment allais-je l’annoncer à mon mari? Qu’allais-je dire à mon fils? J’avais le cancer et j’allais mourir. 

Les biopsies de mes deux seins et de ma côte ont confirmé que j’avais un cancer du sein de stade 4 IDC ER/PR+ HER2-. Les tests génétiques ont révélé que je n’ai pas de gène du cancer du sein.

J’ai reçu des traitements de radiation sur ma colonne vertébrale et mes côtes. Je suis sous Exémestane depuis octobre 2013 et mon cancer reste stable pour l’instant. Mais à un moment donné, l’Exémestane ne fonctionnera plus et le cancer recommencera à se propager. D’ici-là, je fais ce que je peux pour sensibiliser les gens à l’importance de la recherche, car c’est notre seul espoir de trouver un vaccin contre le cancer du sein et un remède pour ceux d’entre nous qui souffrent de maladies métastatiques.