Mythes et réalités au sujet du cancer du col de l’utérus

Vous pouvez trouver beaucoup des renseignements concernant le cancer du col de l’utérus sur l’Internet, mais il peut être difficile de déterminer quelles sources sont fiables, et ce que vous devez croire. Pour vous aider, voici quelques mythes les plus communs au sujet du cancer du col de l’utérus et du VPH (ainsi que les faits qui prouvent qu’ils sont des mythes).

Mythe #1 : Le cancer du col de l’utérus ne peut pas être évité.

Il est important de garder à l’esprit que le cancer du col de l’utérus peut être évité. En fait, il est l’un des types du cancer le plus évitable. Un test Pap est effectué pour cerner s’il y a des changements dans les cellules du col de l’utérus, et n’importe quel changement dans les cellules peut être suivi de près et, au besoin, ils peuvent être traités pour que le cancer ne se développe jamais.

Utilisez ces directives pour aider à réduire votre risque du cancer du col de l’utérus :

  • Si vous avez déjà été sexuellement active, prenez le temps de passer régulièrement un test Pap à partir de l’âge de 21 ans ou trois ans après être devenue sexuellement active, selon la première éventualité.
  • Passez un test Pap une fois tous les trois ans.
  • Discutez du vaccin contre le VPH avec votre fournisseur de soins de santé et demandez-lui s’il vous convient.
  • Passez régulièrement des tests Pap, même si vous avez reçu un vaccin contre le VPH, puisque le vaccin ne vous protège pas contre tous les types de VPH.
  • Le tabagisme et la fumée secondaire augmentent le risque du cancer du col de l’utérus chez les femmes atteintes du VPH, donc vous devez essayer d’éviter ces deux choses autant que possible.
  • Protégez-vous contre le VPH, parce que le cancer du col de l’utérus est causé par le VPH.

Mythe #2 : Je suis trop vieille pour avoir besoin d’un test Pap.

Si vous avez déjà été sexuellement active, les tests Pap doivent être une partie régulière de votre routine de santé, même après la ménopause. Le risque du cancer du col de l’utérus ne diminue pas avec l’âge, donc les dépistages réguliers et continus sont vraiment importants même si vous avez le même partenaire sexuel ou si vous n’êtes plus active sexuellement.

Après avoir atteint 69 ans, vous pouvez probablement arrêter les dépistages si vos trois derniers tests Pap n’ont pas exigé des tests de suivi et si vous n’avez pas eu de changements anormaux et graves dans le passé. Vous devez discuter de la nécessité de continuer à en avoir avec votre fournisseur de soins de santé.

Mythe #3 : J’ai subi une hystérectomie, donc je n’ai pas besoin des tests Pap.

  • Vous pouvez arrêter le dépistage systématique du cancer du col de l’utérus si vous répondez aux critères suivants :
    • Votre hystérectomie n’a pas été faite en raison d’un cancer du col de l’utérus;
    • Vous n’avez pas un antécédent des cellules anormales;
    • Votre fournisseur des soins de santé est convaincu que le col de l’utérus a été complètement enlevé.
  • Si vous avez subi une hystérectomie qui n’a pas compris l’enlèvement de votre col de l’utérus, vous devez continuer à passer régulièrement des tests Pap.
  • Si vous avez subi une hystérectomie en raison d’un cancer du col de l’utérus ou si vous avez eu des cellules vraiment anormales, votre fournisseur de soins de santé voudra probablement de continuer à dépister la partie de votre corps où votre col de l’utérus s’est trouvé pour s’assurer qu’il n’y a aucune cellule anormale restante. Ce test est appelé un frottis du col de l’utérus et il est effectué normalement chaque année.

Si vous avez subi une hystérectomie, consultez votre médecin pour décider si les tests Pap ou les frottis du col de l’utérus sont nécessaires.

Mythe #4 : Il n’y a aucun antécédent du cancer du col de l’utérus dans ma famille, donc je n’ai pas besoin de m’inquiéter.

Vous pouvez toujours être à risque pour le cancer du col de l’utérus, même s’il n’y a aucun membre de votre famille qui a été atteint de ce type de cancer. Le cancer du col de l’utérus est provoqué par certains types du papillomavirus humain (VPH) qui se sont propagés par le contact sexuel intime (ce qui inclut tout contact corporel dans la région génitale). Si vous avez déjà été active sexuellement, suivez les directives recommandées et passez régulièrement des tests Pap, à moins que vous n’ayez subi une hystérectomie totale ou que vous ayez plus de 69 ans et que vous ayez discuté avec votre fournisseur de soins de santé pour décider si vous n’en avez plus besoin.

Mythe #5 : Je n’ai aucun symptôme donc je ne dois pas m’inquiéter à passer un test Pap.

Vous pouvez être atteint du cancer du col de l’utérus même si vous n’avez pas des symptômes. En effet, la majorité des personnes atteintes du VPH, la principale cause du cancer du col de l’utérus, ne présente jamais de symptômes. Les tests Pap dépistent pour des changements dans les cellules du col de l’utérus provoqués par le VPH et ils peuvent détecter et traiter des cellules anormales bien avant les symptômes ne soient pas ressentis, c’est pourquoi le dépistage est si important. Si vous présentez des symptômes entre les tests Pap (saignements entre les menstruations, après des rapports sexuels ou après la ménopause), consultez votre fournisseur des soins de santé.

Mythe #6 : Les femmes qui ont reçu le vaccin contre le VPH n’ont pas besoin d’un test Pap.

Le vaccin contre le VPH ne vous protège pas contre tous les types de VPH qui provoquent le cancer du col de l’utérus. Les femmes doivent continuer à passer régulièrement des tests Pap même si elles ont déjà été vaccinées contre le VPH.

Mythe #7 : Les préservatifs vous protègent entièrement contre le VPH.

Bien que les préservatifs soient efficaces à vous protéger contre les autres maladies sexuellement transmissibles, ils vous fournissent moins de protection contre le VPH. Le VPH peut être présent sur des parties de la peau qui ne sont pas couvertes par le préservatif. Les préservatifs peuvent protéger seulement les parties de la peau où le préservatif se trouve entre chaque personne. Le VPH peut toujours être transmis lorsque la peau touche une partie de la peau qui n’est pas couverte par un préservatif.

Mythe #8 : Si les résultats de mon test Pap sont anormaux, cela signifie que je suis atteinte d’un cancer du col de l’utérus.

Un test Pap anormal signifie très rarement que vous êtes atteinte d’un cancer. Un test Pap anormal signifie qu’il y a des cellules dans votre col de l’utérus qui sont différentes des cellules normales lorsqu’ils sont examinés avec un microscope. Ces changements cellulaires peuvent devenir des cellules cancéreuses au cours des multiples années s’ils ne sont pas traités. Toutes les femmes qui obtiennent un résultat anormal doivent subir des tests de suivi.

Mythe #9 : Le test Pap peut indiquer si vous êtes atteint du VPH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Le test Pap détecte seulement des changements cellulaires dans le col de l’utérus. Il ne peut pas dépister le VPH. Cependant, le test Pap peut dépister des cellules anormales causées par des infections à VPH. D’autres tests peuvent dépister d’autres maladies sexuellement transmissibles (p. ex. la chlamydia ou la gonorrhée). L’échantillon du test Pap peut être utilisé afin de dépister le VPH à haut risque.

En Alberta, l’échantillon peut être testé pour le VPH à haut risque si la femme est âgée de 30 ans ou plus et si les résultats de son test Pap ont changé et sont difficiles à interpréter par le laboratoire. Ce test est utilisé pour déterminer si la femme doit passer à des tests plus spécialisés. Le dépistage réflexe du VPH n’est pas recommandé pour les femmes qui ont moins de 30 ans parce que le VPH est vraiment commun chez ces femmes, mais cela disparaît généralement tout seul. Les tests continuent d’être la meilleure façon de trouver des cellules anormales. Parlez-en à votre fournisseur de soins si vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur le test réflexe VPH.

Mythe #10 : Si je suis atteinte du VPH, je dois l’avoir contracté de mon partenaire actuel.

Le VPH génital se propage facilement par contact intime avec la peau dans la région génitale qui comprend le contact sexuel, le sexe oral, ou les rapports sexuels avec un partenaire, quel que soit son sexe. Il est important de se souvenir qu’être atteint du VPH ne signifie pas nécessairement que vous ou votre partenaire étiez infidèles. Le virus peut ne pas être détecté pour plusieurs années, c’est pourquoi la majorité des personnes auront du mal à déterminer le moment où elles ont été infectées ou qui les a infectées. Vous ou votre partenaire avez peut-être été infectés bien avant de devenir un couple.

Nous savons qu’une infection à VPH est vraiment commune, et au moins 7 sur 10 personnes seront infectées au cours de leur vie. La majorité du temps, l’infection disparaît du corps lui-même.

Mythe #11 : Si je suis atteinte du VPH, je serai atteinte du cancer du col de l’utérus.

Plus de 70 % des personnes sexuellement actives recevront un diagnostic du HPV au cours de leur vie. La majorité des personnes infectées avec le VPH ne présente jamais des symptômes. Le système immunitaire du corps élimine le virus dans les deux ans. Quelques types du VPH à faible risque peuvent provoquer des verrues génitales. Environ 15 types à haut risque du VPH peuvent provoquer des changements cellulaires du col de l’utérus si l’infection du VPH demeure dans le corps. S’ils ne sont pas traités, ces changements cellulaires peuvent devenir des cellules cancéreuses au cours de plusieurs années. Par conséquent, si les changements dans les cellules du col de l’utérus sont surveillés, ils peuvent être traités afin d’éviter le développement d’un cancer.

Renseignements fournis par Screening for Life.