Communiqué de presse: une nouvelle étude révèle que la COVID-19 continue de bouleverser le traitement du cancer dans tout le Canada

Situation critique! 

Un nouveau sondage révèle que la COVID-19 continue de perturber les soins oncologiques au Canada, déclenchant une nouvelle crise de santé publique

    Ottawa, le 27 août 2021 —Le cancer ne peut toujours pas attendre! C’est le message que le Réseau canadien des survivants du cancer tire des résultats d’un tout récent sondage, et partage avec la population et les décisionnaires de tout le pays.

Intitulée Impact de la crise de la COVID-19 sur les patients atteints de cancer et leur capacité à recevoir un traitement, l’enquête nationale, qui a été menée du 10 juin au 4 juillet 2021, est la troisième d’une série d’études menées par Léger pour le Réseau canadien des survivants du cancer. Ce sondage vise à évaluer dans quelle mesure la perturbation des soins oncologiques causée par la COVID-19 affecte le bien-être émotionnel et physique des patients et des proches aidants. Les participants comprenaient 1?159 Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer, 233 proches aidants et 110 Canadiens ayant reçu un prédiagnostic.

 

Le bouleversement des soins contre le cancer se poursuit  

Dix-huit mois après le début de la pandémie, la moitié des patients atteints de cancer au Canada déclarent que leurs rendez-vous en soins oncologiques sont annulés ou reportés, tandis que six patients sur dix récemment diagnostiqués et sept patients sur dix atteints d’un cancer métastatique déclarent que leurs rendez-vous médicaux sont annulés ou reportés.

En moyenne, il faut 28 jours pour de nouveaux rendez-vous de soins contre le cancer et 44 jours pour remettre des procédures médicales ou des opérations chirurgicales. En outre, un tiers des patients déclarent qu’ils n’ont toujours pas de nouveaux rendez-vous ou de date d’opération après une annulation.

Les retards en matière de rendez-vous et de traitements ont un impact continu sur les patients et les proches aidants. Près de 70% d’entre eux déclarent que ces retards ont un impact majeur sur leur santé émotionnelle et mentale.

 

Baisse généralisée du dépistage du cancer au Canada

Le déclin généralisé du dépistage au Canada aura probablement pour conséquence que les cancers seront diagnostiqués à des stades plus avancés. Le ministère de la Santé du Québec rapporte que plus de 60?000 coloscopies de moins ont été réalisées entre avril 2020 et le 1er janvier 2021, par rapport à la même période de l’année précédente. L’Alberta et la Nouvelle-Écosse ont également enregistré une baisse des diagnostics de cancer et des interventions chirurgicales pendant la pandémie. Le programme ontarien de dépistage du cancer du sein (OBSP) a aussi effectué 149 mammographies de routine en avril 2020, contre 61?655 au cours du même mois un an auparavant.

Notre appel à l’action: Le cancer ne peut pas attendre

«Au cours des 18 derniers mois, nous avons été témoins de l’impact physique, psychologique et financier de la pandémie de COVID-19 partout au pays», déclare Jackie Manthorne, présidente et directrice générale du Réseau canadien des survivants du cancer. «Pour les Canadiens faisant face au cancer, l’impact est encore plus lourd».

«Le cancer ne peut pas attendre. Il ne peut pas être annulé ou reporté», déclare Manthorne. «La pandémie ne peut continuer à retarder les diagnostics, les tests, les traitements et les soins permettant de sauver la vie des patients atteints de cancer. Si la COVID-19 se poursuit, le traitement du cancer le devra aussi.»

Le Réseau canadien des survivants du cancer appelle les gouvernements, les établissements de santé et les centres en oncologie à ne pas attendre que la pandémie soit officiellement terminée pour investir dans le renforcement des soins contre le cancer. Le cancer ne peut pas attendre, car le temps presse pour les personnes n’ayant pas reçu de diagnostic et celles pour qui la maladie progresse vers un stade plus avancé pendant la pandémie. Les décisionnaires et les administrateurs d’hôpitaux du Canada doivent contribuer à éviter ce qui pourrait déjà être une augmentation inévitable du nombre de décès dus au cancer.

 

À propos du sondage

Léger a mené trois études pour le Réseau canadien des survivants du cancer, afin d’évaluer l’étendue des conséquences d’un système de soins oncologiques perturbé par la pandémie, sur le bien-être émotionnel et physique des patients et des proches aidants.

Il s’agit de la troisième étude en ligne, menée du 10 juin au 4 juillet 2021 auprès de 1?159 Canadiens chez qui un cancer a été diagnostiqué, de 233 proches aidants et de 110 Canadiens chez qui un cancer a été prédiagnostiqué. Des données nationales et régionales sont disponibles pour la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec et les provinces atlantiques.

Des données sont également disponibles pour les deux premières études de Léger. La première étude Léger a été réalisée du 22 mai au 10 juin 2020; et le deuxième sondage s’est déroulé du 3 au 29 décembre 2020.

 

À propos du Réseau canadien des survivants du cancer

Le RCSC s’efforce de mettre en relation les patients, les survivants et d’autres groupes d’intervenants avec les décisionnaires politiques et la communauté au sens large afin d’entamer une discussion et d’agir sur les meilleures pratiques fondées sur des données probantes pour alléger les coûts médicaux, émotionnels, financiers et sociaux du cancer. Pour en savoir plus, consultez www.survivornet.ca.

 

Pour plus d’informations:

Jackie Manthorne, présidente et directrice générale, jmanthorne@survivornet.ca

Conrad Eder, analyste des politiques publiques, publicpolicy@survivornet.ca