Dysfonction cognitive à la suite d’une chimiothérapie

La dysfonction cognitive à la suite d’une chimiothérapie, parfois appelée « brouillard de la chimio » ou  » chimio-cerveau « , est un défi courant et débilitant qui touche les personnes atteintes de cancer. Plusieurs facteurs peuvent affecter les fonctions cérébrales des survivants du cancer : la chimiothérapie, le stress, la fatigue, l’hormonothérapie, la chirurgie et la maladie elle-même.

Ces changements neurocognitifs se manifestent sous forme d’un manque de concentration, d’une perte ou d’une altération de la mémoire et de difficultés à faire plusieurs tâches en même temps et à planifier. Les symptômes peuvent avoir une influence sur tous les aspects de la vie tels que la prise de décision et le fonctionnement, qui peuvent affecter le travail et le revenu, ainsi que la confiance, l’humeur, les relations, la capacité de conduire un véhicule et   la perception que la personne a d’elle-même. [1]

Le brouillard de la chimio peut durer des années après la fin du traitement et il peut être très frustrant et débilitant. Malheureusement, on ne comprend pas très bien cette condition sur le plan médical.

Certains survivants peuvent avoir peur que les choses ne s’améliorent jamais. Cependant, il y a beaucoup de mesures que vous pouvez prendre pour aider à soulager les dysfonctions cognitives. [2].

  • L’activité physique régulière pour réduire la fatigue et améliorer la vigilance
  • Des exercices cérébraux tels que les casse-têtes, l’apprentissage de nouvelles langues et les « jeux pour entraîner le cerveau » peuvent tous s’avérer efficaces.
  • Garder un agenda pour une trace des tâches, des dates, des numéros de téléphone, etc.
  • Se reposer et dormir suffisamment
  • Manger des légumes – des études ont montré que le fait de manger plus de légumes est associé à une plus grande puissance cérébrale chez les personnes âgées.
  • Avoir un endroit spécifique pour ranger les objets les plus fréquemment perdus (comme les clés)
  • Éviter les multitâches, se concentrer sur une chose à la fois
  • Demander de l’aide à ses amis et à sa famille
  • Prendre note du moment où vos problèmes de mémoire sont les plus évidents (p. ex. lorsque vous avez faim, à un certain moment de la journée, etc.)
  • Acceptation des symptômes – de nombreux patients et survivants du cancer ont noté qu’il est utile de pouvoir en rire.

[1] https://www.ottawacancer.ca/brain-fog/

[2] https://rubanrose.org/foundation/news/mental-fog-or-chemobrain