Liberal Candidate – Diane Lebouthillier – Gaspésie-Les Îles-de-la-madeleine

Pour vous éclaircir sur les différents enjeux que fait face notre région dans le cadre des élections fédérales, voici quelques ressources que nous avons créés pour régionaliser les enjeux majeurs de la plateforme nationale. 

Ci-joint vous trouverez les enjeux majeurs régionalisés et un autre document avec d’autres aspects pertinents de la campagne. 

Vous trouverez la plateforme nationale complète ici: 2019.liberal.ca

Merci et bonne journée,

Émilie

Enjeux – plateforme nationale condensée_VF

Choisir d’avancer. Diane Lebouthillier 2019


Nos Questions:

Bonjour,

Environ 220 400 Canadiens et Canadiennes recevront un diagnostic de cancer au Canada en 2019, et 82 100 en mourront. Le cancer du poumon, le cancer colorectal, le cancer du sein et le cancer de la prostate représenteront près de la moitié de tous les diagnostics de cancer et de tous les décès par cancer en 2019. Environ un-e Canadien-ne sur deux va contracter un cancer au cours de sa vie et un sur quatre en mourra . Cette maladie potentiellement mortelle touche des communautés entières, en particulier les familles, les amis et les collègues de travail des patient-e-s. En plus des difficultés physiques et émotionnelles qu’un diagnostic de cancer cause à une personne et à sa famille, le fardeau financier qui en résulte peut dévaster les patient-e-s (1).

Le Réseau canadien des survivants du cancer (RCSC) est un organisme national de bienfaisance du domaine de la santé qui s’emploie à mettre en contact les patient-e-s, les survivant-e-s et d’autres groupes concernés avec les décideurs et la collectivité en général afin d’engager des discussions et de mettre en œuvre des pratiques exemplaires fondées, dans le but de réduire les coûts médicaux, émotionnels, financiers et sociaux du cancer et encourager la recherche sur les moyens de surmonter les obstacles à de meilleurs soins et mesures de suivi pour les survivant-e-s du cancer au Canada.

Le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer pour s’assurer que les Canadiens et Canadiennes chez qui on diagnostique un cancer reçoivent un soutien financier accru aux moments des diagnostics et des traitements.

Nous vous invitons à répondre aux questions suivantes sur les enjeux liés au cancer et aux soins de santé. Vos réponses seront distribuées aux patient-e-s et aux survivant-e-s du cancer, affichées sur notre site Web, https://survivornet.ca/fr/, et diffusées à nos 10 000 abonnés électroniques et sur nos comptes de médias sociaux.

Question 1: Prestations de maladie de l’assurance-emploi

Le programme d’Assurance-Emploi au Canada offre une aide financière temporaire aux travailleurs et travailleuses sans emploi. Cette aide comprend le versement de prestations de maladie aux employé-e-s incapables de travailler en raison d’une maladie, d’une blessure ou d’une mise en quarantaine et qui seraient autrement disponibles pour travailler; ces prestations de maladie peuvent atteindre un maximum de 15 semaines. Plus de 350 000 travailleuses et travailleurs canadiens demandent chaque année des congés de maladie dans le cadre du programme d’assurance-emploi (2). Cependant, la plupart des personnes atteintes du cancer passent plus de 15 semaines à recevoir ou à se rétablir d’un traitement contre le cancer. Le coût estimatif de l’augmentation de ces semaines de 15 à 50 ne ferait augmenter le taux de cotisation d’assurance-emploi que de 6 cents par rapport au taux de base de 1,62 $ par tranche de 100 $ de rémunération assurable (3).

Si elle est élue, est-ce que votre administration va:

A. Reconnaître la nécessité d’un nouveau processus reconnaissant que certain-e-s patient-e-s, y compris les patient-e-s atteints de cancer, vivent de longues périodes de traitement et de rétablissement, et va-t-elle tenir des consultations ouvertes auprès de la population canadienne sur la façon dont ce processus sera élaboré et mis en œuvre?

B. Utiliser les résultats de ces consultations pour prolonger le versement de prestations de maladie aux Canadien-ne-s qui suivent un traitement contre le cancer ou d’autres maladies graves qui nécessitent de longues périodes de traitement ou de rétablissement, afin que les Canadien-ne-s qui sont malades ne soient pas pénalisés par la limite actuelle de 15 semaines de prestations de maladie?

C. Annuler le délai de carence de deux semaines pour les prestations de maladie de l’assurance-emploi afin que les Canadiens et Canadiennes malades ne soient pas pénalisés?

Question 2: Régime national d’assurance-médicaments

Le Réseau canadien des survivants du cancer croit que toutes les personnes résidant au Canada doivent avoir un accès rapide, uniforme, égal et équitable à des thérapies sûres et efficaces, y compris des traitements et des médicaments, ainsi qu’à l’information, aux diagnostics, aux soins et au soutien dont elles ont besoin (4). Dans son rapport final (5), le Conseil de l’assurance-médicaments a réclamé l’institution d’un régime d’assurance-médicaments universel et public qui soit transférable et accessible, peu importe la capacité de payer et le lieu de résidence, ainsi que l’importance de coopérer avec les patients et les citoyens à titre d’interlocuteurs prioritaires.

A. Quelle est la position de votre parti sur la création et l’échéancier de mise en place d’un régime public universel d’assurance-médicaments assorti d’un formulaire national qui serait élaboré par un groupe indépendant de spécialistes chargés d’évaluer l’innocuité et la rentabilité de médicaments?

B. Votre parti appuiera-t-il un nouveau paiement de péréquation fédéral pour l’assurance-médicaments nationale afin que toutes les provinces soient en mesure de couvrir la même gamme complète de médicaments d’ordonnance, avec de nouveaux ajouts réguliers et opportuns?

Question 3: Le vapotage chez les jeunes

Une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal par un chercheur canadien, le Dr David Hammond, a fait état d’une forte augmentation (74 %) du vapotage chez les jeunes un an après l’adoption, en mai 2018, du projet de loi S-5, qui légalisait la cigarette électronique à la nicotine. L’étude a également révélé que le recours à la cigarette chez les jeunes de 16 à 19 ans au cours de la même période de 2017 à 2018 a augmenté de 45 %, passant de 10,7 % à 15,5 %. Une augmentation aussi alarmante du tabagisme chez les jeunes n’a pas été observée depuis des décennies de collecte de données.

Dans le cadre de consultations publiques, Santé Canada a proposé un règlement qui comprendrait des exigences nouvelles et mises à jour pour l’étiquetage et l’emballage des produits de vapotage. Le projet de Règlement sur l’étiquetage et l’emballage des produits de vapotage exigerait que toutes les substances à vapoter soient étiquetées avec une liste d’ingrédients. De plus, les produits de vapotage contenant de la nicotine devraient afficher un énoncé normalisé sur leur concentration de nicotine et une mise en garde sur l’effet de dépendance de la nicotine. Le projet de règlement rendrait également obligatoire l’utilisation de contenants protège-enfants et d’une mise en garde contre la toxicité. (Question posée par la Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick.)

Si elle est élue, est-ce que votre administration va:

A. Prendre des mesures immédiates pour faire face à une augmentation importante et inquiétante de la consommation de tabac chez les jeunes au Canada?

B. Utiliser les résultats des récentes consultations publiques sur les nouveaux règlements de vapotage pour renforcer les contrôles sur l’emballage, les promotions et la teneur en nicotine?

C. Accélérer le processus d’interdiction de tous les produits aromatisés à vapoter afin de réduire leur attrait pour le marché des jeunes?

Question 4 : Dépistage du cancer du sein

Les lignes directrices du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs concernant le dépistage du cancer du sein ont une incidence directe sur près de 9 millions de Canadiennes de 40 à 74 ans (6). Ces lignes directrices ne tiennent pas compte de l’avis des experts et mettent en danger la vie des femmes au Canada. Ils ignorent l’importance du dépistage chez les femmes dans la quarantaine (7) (8), les avantages relatifs d’un dépistage supplémentaire (9), les avantages importants de la détection précoce du cancer (10), les résultats des données pertinentes modernes (11) (12) et les risques liés à la densité mammaire (13) (14) (15). Plus de 130 spécialistes du cancer du sein ont vivement critiqué les lignes directrices et plus de 67 000 personnes ont signé une pétition demandant au ministre de la Santé de les rejeter (16). (Question posée par Seins Denses Canada)

Si elle est élue, est-ce que votre administration va:

A. Veiller à ce que les lignes directrices de l’Équipe spéciale soient révisées par des experts compétents dans le domaine?

B. Veiller à ce que les futures lignes directrices soient produites par un groupe différent et mieux qualifié?

C. Rejeter les lignes directrices de 2018 et, au besoin, créer un nouveau groupe de travail qui intègre avec précision les opinions d’experts pertinents?

Nous vous remercions de l’attention que vous portez à ces questions importantes.

Sincèrement vôtre,

Jackie Manthorne

Présidente et chef de la direction
Réseau canadien des survivants du cancer
En partenariat avec la Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick, Dense Breasts Canada et la Manitoba Health Coalition